Journée Mondiale de lutte contre le SIDA

La Journée mondiale de lutte contre le sida est une journée internationale consacrée à la sensibilisation à la pandémie du sida et de solidarité avec les personnes concernées.

Elle est organisée tous les 1er décembre.


Historique

Cette journée fut établie le 1er décembre 1988 par l’Organisation mondiale de la santé, et le fait de tenir cette manifestation chaque année a été approuvé par l’Assemblée générale des Nations Unies grâce à la résolution A/43/15.

Le but était de rappeler aux responsables politiques, médiatiques, économiques et sociaux que le sida et le VIH ne sont de loin pas encore vaincus.

Mais cette journée est aussi l’occasion de faire preuve de solidarité avec les plus de 40 millions de personnes séropositives dans le monde, de se souvenir des plus de 20 millions de personnes décédées du sida et d’expliquer que pour les personnes atteintes, chaque jour est une journée du sida.

Pour les années 2005 à 2010, la devise internationale de la Journée mondiale de lutte contre le sida est : « Stop Aids : Keep the Promise » (Stop sida : tenez la promesse). Elle rappelle aux politiciens du monde entier leur promesse faite à l’occasion de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies consacrée au VIH/sida en juin 2001 de s’investir davantage, tant au niveau national qu’international, dans la lutte contre l’épidémie mondiale du VIH/sida.



Le VIH et le sida en Suisse

A l’heure actuelle, quelque 25’000 personnes vivent avec le VIH et le sida dans notre pays. Grâce aux traitements modernes, elles ne sont plus confrontées directement à la mort. Leur système immunitaire se rétablit et bon nombre d’entre elles ont une espérance de vie normale. Mais malgré ces progrès médicaux, six personnes meurent encore du sida chaque mois tandis que deux nouvelles personnes apprennent chaque jour qu’elles sont séropositives.

Il n’est pas question de baisser la garde et l’on est encore loin d’une normalisation. Le virus peut frapper n’importe qui : femmes et hommes, hétérosexuels et homosexuels, Suisses et étrangers, jeunes et vieux.

Le VIH et le sida ont quitté les feux de la rampe. Poussées notamment par la crainte de la stigmatisation et de la discrimination, les personnes atteintes ne sont plus visibles, mais elles vivent parmi nous. Elles ont toujours besoin de notre soutien et de notre solidarité, même 25 ans après la première infection.

Et pas seulement à l’occasion de la Journée mondiale du sida.

- Rejet quotidien…

Le fait est incontestable : les personnes vivant avec le VIH continuent à faire l’expérience pour ainsi dire chaque jour du rejet, de l’exclusion, de la stigmatisation et de la discrimination dès le moment où elles se dévoilent en tant que séropositives.

Une telle réaction peut émaner de personnes inconnues, mais aussi d’employeurs, de collègues de travail, d’amis et même du cercle familial le plus proche.

…pour toutes sortes de raisons

L’exclusion peut avoir différentes origines : la méconnaissance du VIH, la peur consciente ou non d’une contamination, les préjugés vis-à-vis des groupes dits « marginaux » (par exemple les homosexuels), les accusations à l’encontre des personnes séropositives, l’égoïsme ou l’absence de solidarité avec les plus faibles au sein de notre société.

- La société doit s’investir

Quels qu’en soient les motifs, une chose est sûre : la société doit s’engager dans la lutte contre la discrimination des personnes séropositives. La discrimination a des répercussions de toutes sortes et à tous égards sur la vie des femmes, des hommes, des jeunes et des enfants directement concernés.



C’est le sida qu’il faut exclure, pas les séropositifs
La Campagne de l’Aide Suisse contre le Sida.

La campagne a commencé en 2007 et s’enrichie chaque année de nouveaux portraits (cf. à droite ci-contre ).

  • « Viendriez-vous encore à mes concerts si j’étais séropositif ? », s’interroge Stephan Eicher,
  • « Aurais-tu encore du respect pour moi si j’étais séropositif ?  », se demande Stress,
  • « M’engageriez-vous encore comme mannequin si j’étais séropositive ? », demande Xenia Tchoumitcheva,
  • « Voudriez-vous encore de moi dans la nati si j’étais séropositif ? », s’interroge Johan Djourou,
  • « Serais-je pour vous encore dans la course si j’étais séropositive ?  » aimerait savoir Lara Gut ,
  • « Si j’étais séropositif, me tiendriez-vous encore les pouces ? » demande Didier Cuche,
  • « Vous aurais-je conquis si j’étais séropositive ? » s’interroge Stéphanie Gaser.

Les septe personnalités posent la question en regardant le spectateur droit dans les yeux. Impossible de détourner le regard. Au travers de ces questions personnalisées, elles montrent leur solidarité avec les personnes atteintes et incitent le public à se demander comment il réagirait vis-à-vis de ses idoles du monde médiatique, culturel ou sportif si elles étaient séropositives.

La campagne a énormément retenu l’attention du public dés la première année. Elle a lancé le débat sur la situation des femmes, des hommes et des jeunes séropositifs en Suisse, et pas seulement dans les médias.